Cédric Allain « Quand on porte le maillot du Racing un jour, on ne s’en défait pas »

L’équipe de Racingfoot.fr est allée à la rencontre de Cédric Allain, éducateur des u10B. Ce pur colombien revient sur ses différents passages au sein du club et se dit ravi de retrouver « ce sentiment d’appartenance fort aux couleurs ciel et blanc ».

Bonjour Cédric, peux-tu te présenter aux supporters du Racing ?

Pour commencer, j’ai connu le Racing par le passé en tant que joueur, à partir des moins de 13 ans jusqu’aux moins de 15 ans.

Je suis revenu des années après au club pour m’occuper de la section féminine qui a été créée à partir d’une fusion avec le seul club féminin de Colombes. Je m’en suis occupée quelques saisons avant de partir et de revenir au début de la saison actuelle pour entraîner les u10.

En parallèle, je travaille au service des sports de la mairie de Colombes où je suis en relation avec tous les clubs sportifs de la ville.

Je suis un pur colombien puisque j’y suis né et j’y ai habité jusqu’à mes 34 ans.

Quelle représentation du club te faisais-tu à ce moment là ?

Quand j’étais petit, c’était le gros club ! J’ai intégré le Racing après avoir commencé à La Colombienne. On rêvait de pouvoir être licencié ici.

Il y a une image qui m’avait marquée quand j’étais en moins de 15, c’était avec monsieur Lêveque (alors coach des moins de 15 ans Nationaux) qui m’avait convoqué pour un match de coupe avec les nationaux, alors que je jouais en District 1. Le coach Lêveque arrive en civil au vestiaire, se change et met le costume du Racing. En voyant cela, on se dit que nous ne sommes pas dans n’importe quel club.

Je pense à des personnes qui ont permis au club de préserver cette représentation. M. Lawniczak, M. Boulet, M. Gandon ou encore M. Quefelec, ce sont des historiques du club. Ils venaient nous parler de leurs exploits en ciel et blanc. Forcément, ça impose le respect.

Quand on porte le maillot du Racing un jour, on ne s’en défait pas.

Cette idée que tu t’es faite a-t-elle évolué avec le temps ?

C’est en train de bien reprendre. On le voit avec nos adversaires, il y a un respect qui revient.

Je pense que nous sommes sur la bonne voie, en continuant à travailler sur ces couleurs et ce sentiment d’appartenance. Le retour d’anciens et l’arrivée d’éducateurs qui ont la fibre Racing font un bien immense. On a une chance inestimable d’être dans un club comme le Racing ! Et ça, il faut l’inculquer aux plus jeunes.

Tu es revenu au club en 2012, avec pour but de créer une section féminine. Raconte nous les débuts et le travail effectué avec cette section.

Quand nous sommes arrivés au club, nous avions déjà des effectifs présents car les filles provenaient du Football Club Féminin de Colombes. Le FCFC est un club qui a été créé par mes parents en 1983. Club uniquement féminin dont la présidente était ma mère. Elle a porté le club à bout de bras durant des dizaines d’années. Il était indispensable sur la fin de faire une fusion avec le Racing. C’était une bonne chose pour toutes les parties concernées. C’est grâce à son énorme travail pendant toutes ces années que nous avons des féminines aujourd’hui.

En deux ans, nous sommes passés de 70 à 180 licenciées, toutes catégories confondues. Cela a très bien fonctionné dès le début de la fusion. Et cette fusion a permis, entre autres, au club d’avoir le titre de meilleur club amateur de jeunes.

Aujourd’hui, tu es éducateur des u10B chez les garçons, comment se passe la saison avec cette jeune génération ?

C’est que du bonheur ! C’est une saison extraordinaire. J’ai un super groupe, des parents au top. Sincèrement, je me suis éclaté comme un dingue. Je me suis enfin ressenti à l’aise dans mon club, ce que j’avais perdu lors de mes dernières saisons ici, bien que j’aimais beaucoup ce que je faisais avec les filles.

Et puis passer de foot de compétition à foot éducatif, ça fait du bien aussi. Il n’y a pas de pression de résultat, juste du plaisir et du jeu avant tout.

Selon toi, sur quoi faut-il insister avec eux en ce qui concerne le terrain ?

C’est leur première année en foot réduit, donc il faut leur apprendre à se placer, à se déplacer ensemble et à s’organiser sur le terrain.

Ensuite, il faut vraiment insister sur la prise d’information, la prise de décision. Quand on les voit jouer et que l’on observe leur progression, on se dit que c’est tout simplement un régal quand ils sont sur le terrain. C’est leur travail qui a permis tout cela.

As-tu un système de jeu préférentiel lorsque tu joues tes matchs ?

J’aime bien le système 2-4-1. Il permet de gérer la largeur du terrain à 4 avec les milieux de terrain. Les deux centraux derrière gèrent l’axe, les joueurs de couloir dans leur zone, même si cela leur demande beaucoup d’efforts.

Je pense que c’est le meilleur système. C’est Smaïl Bouabdellah qui me l’a soufflé. Je ne pense pas que je serais parti sur ce système en début de saison. Au final, j’ai essayé, et j’ai jamais changé car c’est le meilleur d’après-moi.

Tu as connu plusieurs casquettes dans ce club, fais-tu comprendre à tes joueurs qu’ils sont dans un club qui a un passé important, avec un code couleur connu de tous ?

On a pas mal travaillé sur l’histoire du club. Quand on est parti en tournoi en province au mois d’avril, on a fait un petit quiz sur l’histoire du Racing. On leur dit systématiquement qu’il y a tel joueur qui a joué dans ce club ou dans ce stade. Que tel évènement a eu lieu sur le terrain Olympique…

On insiste pas mal avec ça et je dois avouer que d’après les résultats du quiz, je me suis aperçu qu’ils en savaient déjà beaucoup sur le passé du Racing.

Tout au long de la saison, on leur fait comprendre que c’est une chance pour eux d’être dans un club comme le Racing.

Un petit mot sur l’équipe CDM du club dans laquelle tu évolues en tant que joueur…

C’est une équipe qui fait partie intégrante du club. C’est une bande de potes, une vraie famille, qui aime se retrouver à l’entraînement et en match. Il n’y a jamais de petites embrouilles entre nous. C’est toujours un bon moment de partage et de convivialité quand nous nous retrouvons sur le terrain. Sans trop de compétition certes, mais c’est tout simplement l’esprit Racing qui règne dans ce groupe ! Roger Hourquet et Romain Jacquet (2 historiques du club) nous transmettent ça avec passion.

Un dernier mot pour les supporters du Racing ?

Continuez à nous suivre ! Je vous invite à venir voir les plus jeunes le samedi matin. Vous prendrez beaucoup de plaisir en voyant que les futures générations se réapproprient cet ADN Racing. Merci à vous du soutien et Allez Racing !

Interview réalisée par Dalil Bouchakour.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et publicités ciblés en fonction de vos centres d’intérêt, pour vous permettre de partager des contenus sur les réseaux sociaux et pour réaliser des statistiques d’audience.